Romans de Lise Marcy

09 novembre 2018

Mes romans

Black Pearl: 15€ et 2,49€
Alana est une PDG hors paire. Elle exerce son travail d’une main de maître et est respectée par toute son équipe. Cependant ses formes généreuses l’empêchent d’avoir cette assurance dans ses relations avec les hommes. Surtout quand elle fait la connaissance du beau Christopher qui, lui, n’a aucun doute sur le fait qu’il plaît aux femmes...

Les lois de l’amour trilogie: 19,99 et 4,99€
Ashley est étudiante en droit. Élève brillante, elle est engagée dans le cabinet de Xavier, le seul homme qui réussit à faire battre son coeur depuis leur rencontre trois ans plus tôt. Elle sait pourtant qu’elle n’a aucune chance d’atteindre le sien, brisé depuis le décès de sa femme....

Pour l’amour de Robin : 17 et 2,99€
Cassandra tombe enceinte à 16 ans et est rejetée de tous lorsqu’elle décide de garder son bébé. Dix ans plus tard, elle est médecin et est contrainte d’embaucher le charmant et mystérieux Alan comme nounou pour son fils. La peur de faire confiance et la maladie vont s’inviter dans leur trio... Ce qui risque de bouleverser leur équilibre....

Seulement par amour thématique :
Yangping : 8€ et 2,99€
La mystérieuse Kate est, pour la première fois de sa vie, attirée par le bel architecte Ethan qui ressent la même chose qu’elle. Elle n’a qu’un mois à lui offrir et lui propose un road trip. Il abandonne tout pour la suivre. Chacun avec un objectif différent. Elle vivre une une unique belle histoire d’amour avant de retourner à sa misérable vie et lui la faire tomber amoureuse afin qu’elle ne le quitte pas. Mais cela est sans compter sur le secret de Kate...

Lizzy : 13€
Elizabeth est une jeune femme quelconque mais elle est fascinée par Josh, un ami de sa soeur. Lui, séducteur invétéré finit par s’intéresser à elle mais pour Lizzy, le sexe pour le fun n’a pas d’intérêt. Elle veut de l’amour. Josh la désire tellement qu’il accepte son pari de ne sortir avec aucune autre fille pendant un mois. Ne va-t-il pas regretter cette décision hâtive ?

Bastien : 10€ et 2,99€
A sept ans, Bastien sait déjà que Caroline est l’amour de sa vie. Ils vivent dans une maison d’accueil et il la protège jusqu’au jour où il est adopté. Malgré lui, il ne respecte pas sa promesse de venir la chercher à 18 ans, donc elle s’enfuit vers un avenir sombre...

Tous disponibles sur Amazon.

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affiche salon fin d'année

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30 octobre 2018

Promo de fin d’année.

affiche salon fin d'annéeEnvoyez-moi un mail à lisemarcy@yahoo.fr ou laissez un commentaire en dessous du message. 

Je les ai tous en stock. Bonne lecture,bonne découverte à tous. 

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13 octobre 2018

Salon du livre Soissons

Ce week end, je suis au salon du livre de Soissons. Demain soir en rentrant, je posterai l'épisode 4 de Events attendus par quelques lecteurs apparemment.
J’espère que cette série vous plaît.

Ici au salon, je présente cinq de mes romans. Il y a plein de couleurs et de sucreries à mon stand. J’offre aussi mon plus beau sourire aux lecteurs présents.
Je voulais juste partager ce petit moment avec vous.
Bon week end.

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03 octobre 2018

Trailer seulement par amour Yangping

Une belle et triste histoire d’amour. A lire. 

 

 

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30 septembre 2018

Nouvelle : Pourquoi nous ?

 

 

 

 

 

 

 

Début 2018

Nous sortons des urgences et après une batterie d’examens, les résultats viennent de tomber et je n’arrive toujours pas à y croire. Je comprends mieux pourquoi je suis si fatiguée depuis des semaines. Quand on a une vie presque parfaite, il faut toujours qu’un grain de sable s’insinue et complique tout.  Mon homme est à côté de moi. Nous sommes rentrés chez nous en silence. Nous sommes assis sur notre canapé. Nous nous faisons face. Nous nous dévisageons. Aucun de nous n’ose parler. Il m’observe avec beaucoup d’attention. Je réalise qu’il ne sait pas quoi dire. Qu’y a-t-il à dire de toute façon ? Je touche mes cheveux. Certaines personnes les perdent. En ferais-je partie ? Cette idée m’effraie au plus haut point.

Nous sommes autant abasourdis l’un que l’autre. Jamais nous n’avions imaginé ou envisagé cette situation. Je me sens trop jeune pour l’affronter. Pourquoi nous ? Hein ? Mon cœur bat la chamade. Je soupçonne le sien d’être, lui aussi, dans le même état. Il se pose sans doute autant de questions que moi. Les choses sont pourtant très claires et simples. Il n’y a rien à faire d’autre pour le moment que de patienter et de voir comment les choses vont évoluer. J’ai une grande appréhension. Il ouvre la bouche. J’ai presque peur de ce qu’il va me dire. Je retiens ma respiration tandis que lui prend son courage à deux mains et s’exprime.

— Qu’allons-nous devenir ?

Que répondre à cette question ? Je ne le sais pas moi-même. Je n’en ai pas la moindre idée.

Avant d’y penser laissez-moi vous parler de nous.

Septembre 2007

Le jour de ma rentrée, un mec sort d’une voiture teintée. On aurait dit une célébrité. Il était canon et il le savait. Un nouveau ! Il a balayé les alentours du regard. J’ai senti ses yeux telle une caresse sur ma poitrine. Il était gonflé ! Puis il a enfin levé la tête et m’a souri comme si de rien n’était. Ensuite il a détourné le regard et est entré dans l’enceinte du lycée.

Ce mec ne me plaisait pas du tout même si je devais avouer qu’il était canonissime selon mes critères de beauté. Ce genre de playboy, ce n’était vraiment pas pour moi ! J’imaginais bien comme il devait être bête ! Tout en apparence et dans les muscles et rien dans la tête. Véronique ma meilleure et moi pouffons de rire. Nous savons ce que l’autre pense sans avoir à parler.

Véronique est géniale et on s’adore toutes les deux depuis notre rencontre chez la nourrice à deux ans. Nous avons donc toujours été dans la même classe. Elle une petite rousse rondouillette aux cheveux longs et moi une brunette aux cheveux courts, taille mannequin grande et fine avec une belle poitrine que j’ai appris à mettre en valeur. Nous sommes rentrées dans l’école en discutant de « beau gosse » et de sa stupidité.

Monsieur le Directeur commence à appeler les élèves des secondes. Seconde 4 beau gosse est appelé. Wahouu il a un sacré balancier ! Je n’étais pas attirée par les blonds en général, mais il fallait avouer qu’il n’était pas moche du tout. Et on pouvait se noyer dans ses yeux bleus couleur océan. Ainsi, il s’appelait Luc. Ça faisait bad boy. Oublie-le, ce mec va te mener à ta perte ! râla ma conscience.

Puis vient le tour de Véro. On s’est regardées, choquées. Puis elle s’en est allée.

C’était une blague ? Nous n’étions pas dans la même classe ? Nous avons toujours été ensemble avant. Quel imbécile a fait les classes ? La classe est partie. Dommage, j’aurais vraiment aimé avoir Madame Tintot, prof d’anglais, comme professeur principale. Elle ou ce cher Luc ? N’importe quoi… Je me fichais de ce mec.

On a appelé la seconde 5 et je n’ai pas compris. On m’a carrément zappée. J’ai couru voir la CPE qui était à côté de Monsieur Dormo, le Directeur et lui ai expliqué mon problème.

— Tu arrives en retard, Brodard ! m’a-t-elle grondée.

— Non, Madame. Je suis là depuis que Monsieur le Directeur a commencé à appeler les élèves, et il ne m’a pas mentionnée.

Ils ont froncé leurs sourcils et m’ont observée incrédules.

— Vraiment ? râla-t-elle.

— Oui, Madame, je vous assure ! ai-je insisté.

Il a fallu que j’attende dix minutes avant qu’elle ne revienne, penaude.

— En effet. Je ne comprends pas. Ton nom n’était nulle part sur les listes. Tu vas donc monter en seconde 3. Ils sont vingt-neuf.

Hors de question !

— Madame, me suis-je permise, depuis nos trois ans Véro et moi sommes dans la même classe. Vous ne pouvez pas nous séparer maintenant.

Mes yeux larmoyants eurent raison d’elle.

— Ah, je n’y avais pas pensé. Tu as raison. Va les rejoindre en B204. Tiens, je t’ai fait un mot pour Madame Tintot, ton professeur principal.

Ouff erreur réparée. Deux minutes plus tard, honteuse mais ravie, je frappais à la porte un sourire niais aux lèvres. J’étais dans la classe de beau gosse Luc et de Véro. Je me suis excusée, ai donné le mot à Madame Tintot qui m’a accueillie chaleureusement. J’étais douée en anglais. Je l’ai eue en cinquième. Elle se souvenait forcément de moi. J’étais sa meilleure élève. Bref, elle m’a souri et invitée à aller m’asseoir.  Et devinez quoi ? La seule place disponible était à côté de Luc. Véro m’a fait un clin d’œil que j’ai feint de ne rien voir.

Je me suis assise. Il sentait trop bon. Il s’est présenté discrètement et j’ai fait de même. Puis, il s’est tu. Je n’ai pas poursuivi la conversation.

Il avait une voix divine. Après une heure à nous énoncer les objectifs et les enjeux de la classe de seconde, nous avons démarré le cours d’anglais. On doit parler de nous et raconter nos vacances. Je me suis éclatée pendant au moins deux minutes alors que beaucoup d’autres ont peiné à atteindre la minute. Mon voisin m’a lancé une grimace du genre bravo, tu as cartonné et il a attaqué. À sa première phrase, j’ai compris. L’enfoiré ! J’ai ri jaune. Il était doué. Il était bilingue. Il a bien caché son jeu. Et voilà qu’il nous a parlé de lui. Sa mère était américaine, son père français. Blabla... Puis il nous a raconté son été aux USA, à Boston précisément et blablabla.

Le prétentieux ! Je le détestais déjà. Facile d’être doué quand on est natif. Il a monopolisé la parole pendant au moins quatre minutes et la prof s’est mise à lui poser des questions. Je n’avais rien à dire, mais j’ai vite compris que seuls lui, la prof et moi comprenions la conversation. Il m’a fait un énorme sourire après sa prestation, du genre, je t’ai bien eue !

Ce mec était canon et en plus il était intelligent. C’était juste dégeulasse pour les gens normaux comme moi. Jusqu’à maintenant, je ne me battais qu’avec moi-même pour être première de ma classe, mais à ce moment-là j’ai bien compris qu’il faudrait composer avec monsieur PARFAIT.

Pendant tout le trimestre je me suis surpassée et le jour du conseil fut le moment de vérité. Bien évidemment, j’étais déléguée et vous devinez que Luc a, lui aussi, été élu. J’avais l’impression qu’il faisait tout pour que je le déteste encore. Nous nous sommes assis et tous deux avons cherché nos noms. Ma moyenne était excellente. Je n’avais encore jamais atteint les 18 de moyenne auparavant. Je n’en avais jamais eu besoin. 18,47 fais mieux, va ! J’ai cherché son nom et là je suis sous le choc ! 18,48. Dites-moi que je rêve et que je vais me réveiller ? Moi la fille qui a toujours été sûre d’elle et première de sa classe, j’étais seconde.

J’ai demandé à sortir pour aller aux toilettes. J’ai tenu jusque dans le sas et là mes larmes ont commencé à couler.  J’étais tellement dégoutée !

Une main m’a touchée dans le dos. J’ai sursauté et me suis retournée. Beau gosse se tenait devant moi. Je me sentais nulle. Lui qui souriait a rapidement changé d’attitude face à mon état.

— Je suis désolé. Je voyais ça comme un jeu, je ne pensais pas que ça te tenait autant à cœur !

— Un jeu ! Tu te moques de moi ?

— Je voulais te donner une bonne leçon, mais je ne me doutais pas que...

— Quoi ?

Je ne comprenais rien à ce qu’il m’expliquait.

— Disons que ce n’est pas sympa de se moquer des gens que l’on ne connaît pas !

— Mais de quoi diable parles-tu ?

— De toi et de ta copine Véro, le jour de la rentrée.

Je me souvenais que nous nous sommes moquées de lui. Purée, je ne pensais pas qu’il avait tout entendu. La honte !

— Tu nous as entendues ?

— Vous n’étiez pas très discrètes.

J’étais  gênée.

— Je le reconnais. C’est de bonne guerre ! Mais avoue que c’est quand même injuste ! Tu as tout pour toi. Tu es beau et intelligent...

— Ah ! Alors comme ça tu me trouves beau ?

— Et prétentieux, ai-je rajouté.

— Ça contrebalance avec mon intelligence. Je suis quand même premier de la classe.

Toc, prends ça dans tes dents !

Il a séché mes larmes et m’a fait un énorme sourire.

Il m’a embrassée sur la bouche et j’ai senti comme une décharge électrique. Je ne m’y attendais pas à celle-là.

— Luc, Séverine, où êtes-vous ?

On sursaute. Zut Madame Tintot. On les avait oubliés. Ce baiser était à la fois doux et sensuel. J’avais déjà embrassé deux garçons, mais je n’avais jamais ressenti une telle émotion. Un baiser magique. En quelques secondes Luc m’avait tout fait oublier. Les profs, mes parents, Véro, mon nom ou même mon prénom, je ne me souvenais plus de rien avant qu’elle ne nous ramène à la réalité… Il m’a pris la main et nous sommes retournés dans la salle de conférences pour assister au conseil.

Depuis ce jour-là, nous ne nous sommes plus quittés. Il a été formidable, car il m’a laissé la première place qui me tenait tant à cœur. Je dis bien laisser, car je voyais qu’il mettait moins de cœur à l’ouvrage qu’il ne l’aurait dû. N’était-ce pas adorable ? Un homme qui se sacrifie pour sa chérie et qui se retrouve second par amour ?

Nous nous connaissons depuis nos quinze ans. Nous avons maintenant vingt-six ans et nous sommes informaticiens. Cela fait donc onze ans maintenant que nous sommes ensemble et quatre ans que nous sommes mariés. Sur toutes ces années comme tout le monde, nous avons vécu des hauts et des bas, mais l’amour que l’on éprouve l’un pour l’autre a, jusqu’à maintenant, toujours été plus fort. Mais réussira-t-il à survivre à cette nouvelle épreuve ? Nous sommes effrayés. Et s’il me quittait au moment où j’aurais le plus besoin de lui ?

On ne se rend compte de l’amour que l’autre nous porte que face aux épreuves que la vie nous fait endurer. Notre rencontre, notre couple, notre mariage, nous risquons de tout perdre à cause de ce diagnostic. Qu’avons-nous fait pour mériter ça ?

Je suis triste de cet état. Ce n’est pas juste. Pourquoi cela nous tombe-t-il dessus ? Nous ne sommes pas prêts à affronter cette épreuve. La vie n’est pas juste. Elle est terriblement injuste même... Une larme coule le long de mes joues. Tous les deux, nous avons beaucoup voyagé. Nous avons une vie sociale merveilleuse. Beaucoup d’amis. Nous faisons beaucoup de sorties entre couples. Avec ce qui nous tombe dessus, je doute que nos amis comprennent. Ils auront pitié de moi et je ne pourrais pas supporter leurs regards. Tous les rendez-vous médicaux, les effets secondaires, je doute que notre amitié ne dure. Je ne sais même pas si mon couple y survivra...

— Alors mon amour, qu’allons-nous faire ?

— Il va falloir que l’on soit fort, réponds-je.

— Je t’aime tant Sev. Je n’ai pas envie de te perdre.

— Moi non plus Luc. Je suis certaine que tu ne m’aimeras plus dès que les premiers symptômes apparaitront.

Je me rapproche et pose ma tête sur son épaule. Il m’embrasse le cou.

— Non, c’est impossible. Je ne peux pas l’imaginer.

— Je risque de perdre mes cheveux ou d’avoir des nausées, des vomissements. Il paraît aussi que l’on peut perdre une partie de notre mémoire. Je risque d’oublier beaucoup de choses…

Il soupire. J’en ai des frissons. Je ne lui parle même pas de mon corps qui sera probablement dans un sale état après avoir subi ça ! Serais-je alitée et/ou hospitalisée ? Je secoue la tête. Tous ces changements en si peu de temps. Ce genre de pathologie ne fait pas de cadeaux à ceux qui en sont victimes. Je suis déjà si faible ! Comment survivre à ça ?

Nous pleurons en faisant le deuil de notre vie à deux.

Luc me regarde et baisse les yeux sur mon corps qui cache ce minuscule alien qui ne va cesser de grossir et de me prendre tout ce que j’ai. Cette sangsue va probablement me pomper jusqu'au sang et même puiser dans mes anticorps et ce jusqu’à la fin… Eh oui, si vous ne l’aviez pas encore compris dans sept mois, nous allons devenir parents pour la première fois ! Je dois vous avouer que nous n’étions pas prêts à vivre cela. Jusqu’à maintenant nous ne nous étions jamais posé la question d’avoir un enfant en fait. La vie à deux nous convenait très bien. Mais le destin en a décidé autrement. Nous serons le premier couple de notre cercle d’amis à tenter cette grande aventure. Il est hors de question que je me fasse avorter. Nous ne sommes pas pour.

Sinon, remercions Florence Forresti  à qui je dois ma conception de la grossesse à cause de son sketch…  

Quelques semaines sont maintenant passées. Nous avons eu le temps de digérer la nouvelle. Mon ventre est de plus en plus rond et notre petit Maxence se porte à merveille. En fait, en y réfléchissant, même s’il s’est installé sous pilule, je suis à la fois excitée et anxieuse de ce que l’avenir nous réserve. La seule chose dont je suis sûre, c’est que même si nous perdons toute vie sociale, ou que je deviens aussi grosse qu’une vache, ou chauve, ou que je suis alitée et que pendant quelques années nous limiterons nos déplacements, nous aimons déjà ce petit être plus que tout au monde. J’ai la conviction que nous serons des parents comblés.  Finalement, Luc et moi, nous nous battrons pour devenir les trois mousquetaires de Dumas plutôt que les divorcés de Delpech…

Fin

Mot de l’auteure :

« Le but de cette nouvelle est de « dédramatiser » les maladies graves, (eh oui tous les symptômes dont je parle ne sont pas forcément signes de cancer et heureusement) des maladies auxquelles toutes les familles sont malheureusement confrontées et au contraire de dramatiser en scénario-catastrophe un des plus beaux événements de la vie d’une femme, d’un couple. Tout a été écrit de manière délibérée. Donc, profitons de ceux que nous aimons et de ce que la vie nous offre. »

 

Pourquoi nous pdc

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27 septembre 2018

Jeff

Jeff apparait dans Black Pearl. C’est un personnage secondaire mais touchant. C’est d’ailleurs lui qui a plusieurs reprises rappelle Chris à l’ordre vis à vis d’Alana. J’ai bien aimé l’intégrer à mon intrigue. Une de mes lectrices m’a fait part de son envie de retrouver Jeff dans sa propre histoire en tant que personnage principal. Figurez-vous que j’ai trouvé cette idée brillante. Je n'y avais absolument pas pensé. Hier soir, j’ai couché mon intrigue et plein d'idées sur papier et déjà deux chapitres de son histoire.
Attendez-vous à une histoire riche en couleur et en soleil...
Bon ne soyez pas trop pressés. J’ai déjà plusiers projets en cours. En tout cas, j’ai plaisir à travailler mes histoires.
Bonne fin de semaine.

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23 septembre 2018

Events

Events Série 1 raconte l’histoire d’Annah et de James.
Annah travaille dans une agence de pub appelée Events et elle vit depuis toujours à Seattle.
James arrive de New York pour oublier sa récente rupture avec Dona.
Tous deux vont s’embarquer dans une histoire un peu à la Pride and Prejudice mélé à la Short Cuts sans oublier Beautiful Bastard et Crossfire. C’est vraiment un light mais vraiment light de toutes ces histoires. Vous retrouverez un tout petit peu de chaque...
Au début, je comptais faire plein de petites histoires très courtes complètement individuelles et en discutant avec mon frère, j’ai finalement opté pour une histoire sous forme de série. Un peu du genre de Short Cuts pour ceux qui connaissent. J’ai étudié l’oeuvre à la fac et elle m’a toujours fasciné. A mon tour, je vais essayer de travailler de cette manière. Mon cerveau tournant constamment à 1000 à l’heure la série aura aau moins une dizaine d’épisodes voire plus...
Vous découvrirez dans la série 1 des personnages qui deviendront acteurs principaux dans la série 2, cela jusqu’à ce que je n’ai plus d’inspiration. Déjà deux séries de programmées. Dans l’idéal on dit jamais deux sans trois. Le tout étant d’essayer de tenir un an.
En ce qui concerne la série 1, d’une histoire toute innocente, enfin toute simple dirais-je plutôt, mon esprit m’a embarqué dans une intrigue bien complexe. Je n’ai même pas encore tous les détails. Pour autant septs épisodes sont déjà prets. Je vous réserve plusieurs petits retournements de situation qui croisons les doigts vous plairont.
En tout cas, j’espère que ce petit cadeau vous fera me découvrir pour ceux qui ne me connaissent pas et encore plus apprécier mon travail pour mes lecteurs déjà fidèles.
N’hésitez pas à commenter et à faire des suggestions.
En fonction de la demande, je programmerai les épisodes tous les quinze jours, tous les mois ou encore mieux si vous êtes plusieurs à en faire la demande, toutes les semaines, en l’occurrence tous les lundis soit tout de même 52 semaines... Mon objectif est de tenir mon blog régulièrement à jour.
Et l’avantage est que chaque épisode ne comptant que 4-6 pages A5, vous pourrez les lire rapidement. Un petit trajet dans le métro et vous aurez le temps de lire un épisode d’Events.
Je n’ai plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture et à attendre vos commentaires et suggestions.
J’en tiendrai compte pour l’écriture des nouveaux épisodes ou pour la réedition de ceux qui sont déjà prets...
Who knows peut-être serez-vous, vous aussi co-écrivains dans cette aventure.
Lise.

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18 janvier 2018

Seulement par amour Série 3 Bastien extrait roman. Date de sortie : 16/03/2018

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1. Bastien

Juillet 2007, à Paris

Caro me manque terriblement. Je n’arrive pas à croire que je l’ai vraiment abandonnée. C’est le sentiment que je ressens depuis mon départ de Tours, trois ans plus tôt. En repensant à la tristesse que j’ai perçue dans ses yeux, j’ai le cœur en miettes. Faire souffrir la personne que l’on aime le plus, est quelque chose d’atroce. Malgré moi, j’étais la cause de son malheur. Elle ne méritait pas cela.

Comment ai-je pu la laisser me convaincre de m’en aller ? J’ai tout fait pour garder le contact, mais je n’y suis pas arrivé. Paul et Léa, le couple d’accueil qui nous hébergeait, n’avaient pas de fixe et je ne connaissais pas leurs numéros de portables. Je les ai cherchés sur Internet, mais je n’ai jamais pu les trouver. J’ai donc dû me résoudre à lui envoyer des lettres toutes les semaines. Elle n’y a jamais répondu. Je me suis persuadé que c’est parce qu’elle n’aimait pas écrire et j’ai fini par arrêter de le faire après plusieurs mois sans réponses de sa part. Mais au fond de moi, je crois qu’elle m’en veut même si c’est elle qui a réussi à me convaincre de saisir cette chance. Sinon elle m’aurait répondu, non ? Malgré mes remords, j’ai compris que cela était inutile de continuer à lui écrire pour rien. Le seul moyen que j’avais de me rattraper était de respecter ma parole et je m’y tiendrai.

— Tu penses encore à cette fille ? me questionne Stelly, ma meilleure amie.

Nous nous sommes rencontrés dès mon arrivée sur Paris. Stelly est une jolie brune aux grands yeux verts. Elle est élancée et aurait pu être mannequin. Nous avons le même âge. Elle est notre voisine. Elle était dans mon lycée et même dans ma classe les trois dernières années scolaires. Nous avons rapidement sympathisé et sommes devenus de très bons amis. J’avais l’impression que c’était la seule personne qui me comprenait et qui me comprend aujourd’hui encore. Elle compte beaucoup pour moi.

Tout le monde s’étonne qu’on ne sorte pas ensemble, mais dans mon esprit, les choses sont claires et je ne lui ai jamais menti. Elle est peut-être déçue, mais elle ne m’a jamais fait la moindre remarque.

— Oui, Stell. Elle me manque. Je l’ai toujours protégée jusqu’à mon départ, tu sais .

Elle m’observe d’un œil plein de compassion.

Si tu veux tout savoir, elle comme moi avons eu une enfance merdique. Nous n’avons pas grandi dans une vraie famille. Elle est née dans une famille pauvre. Son père était un alcoolique violent. Il les battait, elle et sa mère. Après un signalement des voisins, on l’a enfin enlevée à la garde de ces monstres. Sa mère n’a pas plus de valeur à mes yeux que son mari, car elle avait le choix de partir avec son enfant. Pour autant, elle ne l’a jamais fait. Il a détruit sa personnalité et le minimum de confiance qu’on attend d’un enfant de sept ans.

Mon poing tape contre mon autre main. Je l’observe pour voir si je peux continuer. Elle m’encourage d’un geste de la tête. Je suis tellement peiné de repenser à tout ce que cette fille formidable, dont je suis fou, a pu vivre. Aucun enfant ne devrait endurer cela. Dans mon malheur, j’ai eu de la chance dans la mesure où j’ai été abandonné bébé.

C’est la première fois que je lui raconte un peu de mon passé. Jusqu’à maintenant, elle savait juste que Caro est la fille que j’aime.

Je ne saurais expliquer ce qui me pousse à lui en parler, mais ce soir j’ai envie de partager un peu de notre passé avec Stelly. J’ai envie de parler de Caro à quelqu’un tout simplement. Que Stelly en sache un peu plus sur nous, sur notre relation. Jusqu’à maintenant elle était restée mon jardin secret. J’ai une boule au ventre en y repensant. Je continue sur ma lancée.

 

— Je ne sais même pas comment on peut faire subir cela à son enfant ! En même temps, c’était mieux pour elle qu’elle soit placée. Elle est arrivée au centre à sept ans. Cette petite fille maigre, aux cheveux noirs et aux yeux apeurés couleur noisette, faisait vraiment peine à voir. Elle avait le visage encore marqué par les coups. Je suis instantanément tombé amoureux d’elle. J’ai su à ce moment-là qu’elle était mon âme-sœur, la femme de ma vie.

Depuis que je l’ai rencontrée, mon cœur palpite et je n’ai jamais ressenti cela pour qui que ce soit d’autre en presque dix-huit ans de vie sur terre. Je garde cela pour moi. Je reprends le cours de ma conversation.

— Je me suis juré quand elle est arrivée au centre de toujours la protéger et de faire en sorte qu’elle ne revive plus toutes les horreurs qu’elle avait subies dans sa courte vie. À partir de ce jour, elle et moi avons été inséparables. On nous a trouvé une famille d’accueil moins de trois ans plus tard. J’ai vécu chez Paul et Léa cinq ans, jusqu’à ce que Christiane et Martin décident de m’adopter, c’était pendant l’été 2005.

Elle sourit.

— Oui, ils sont merveilleux. Je ne les remercierai jamais assez pour cela.

Je ne sais pas ce qu’elle entend par là, mais je n’ai pas envie de creuser. Je poursuis.

— Personne ne s’y attendait. À presque quinze ans, aucun jeune n’a cette chance et Caro a réussi à me convaincre d’accepter l’adoption.

 

Cette conversation est aussi fraîche que si elle avait eu lieu la veille. Je me tais et je me remémore ce moment.

Elle me fixait avec des yeux si intenses. Elle se retenait de pleurer.

— Tu dois t’en aller. C’est une chance qui t’est offerte et je ne veux pas que tu le regrettes un jour et que tu me détestes.

Elle n’arrivait pas à me regarder droit dans les yeux. Son regard était fuyant. Elle ne pensait pas ce qu’elle me disait, j’en avais la certitude.

 — Comment peux-tu imaginer que je puisse un jour te détester ? Je t’aime plus que tout au monde.

— On a quatorze ans. Tu m’oublieras, susurra-t-elle.

— Jamais. Tu es mon âme-sœur Caro.

Elle se mordit les lèvres, signe qu’elle ne savait quoi ajouter. Elle était à court d’arguments. Pourtant, elle poursuivit tel un automate.

— On le croyait, mais ce n’est pas vrai. Ils ont les moyens de te permettre d’évoluer. Tu es super-intelligent. Je n’ai jamais compris ce que tu faisais avec moi de toute façon. Je suis loin d’être aussi intelligente que toi. Grâce à eux, tu feras des études, tu auras un super métier.

— Je m’en fiche de tout cela, si tu n’es pas avec moi.

— Tu connaîtras Paris. Tu te souviens comme on en rêvait ?

— Sans toi, Paris n’a aucun intérêt pour moi. Je ne comprends pas pourquoi ils ne veulent pas t’adopter aussi.

— Réfléchis bêta. Si on est frère et sœur, on ne pourra jamais s’aimer de la manière dont on s’aime.

J’ai baissé la tête. Elle avait raison sur ce point. Elle a toujours cru qu’elle était bête. Pour moi, elle manquait juste de confiance en elle. Pas étonnant avec des parents comme les siens qui la rabaissaient.

Elle a pris sa respiration et a poursuivi :

— Tu sais quoi ?

— Non ?

— Dans trois ans et demi, le jour de notre anniversaire, viens me chercher ! Nous serons tous les deux majeurs. Je te suivrai où tu voudras ! Personne ne pourra plus nous séparer.

Je l’ai observée avec attention comme pour vérifier qu’elle était sérieuse.

Eh oui, mon âme-sœur et moi sommes nés le même jour, le 15 novembre 1990 exactement à Tours. Elle voulait que je vienne la chercher le jour de nos dix-huit ans. Quelle merveilleuse idée !

— D’accord. Je vais travailler dur et après mon bac, je viendrai te chercher. Je te le promets.

Nous avons fait un pacte ce soir-là. Nous avons donc pris le rendez-vous pour le jour de nos dix-huit ans, à dix-huit heures précises.

Je l’ai prise dans mes bras. Elle tremblait. Elle s’est enfin lâchée et nous avons pleuré tous les deux. Et je comptais tenir ma promesse. La date et l’heure était gravée dans ma mémoire.

Ce même soir, tous les deux, nous avons fait l’amour. Notre première fois ensemble et à tous les deux a été un moment magique qui reste, lui aussi, gravé en moi depuis. Je n’ai pas touché à d’autres filles qu’elle depuis mon départ trois ans plus tôt. Et je ne compte pas en avoir d’autres dans ma vie. Dans quelques mois, elle sera à nouveau dans mes bras.

Une larme coule. J’ai encore du mal à accepter de l’avoir abandonnée. J’ai un pincement au cœur. Sans moi, elle a dû se laisser influencer et qui sait ce qu’elle est devenue depuis. Cela m’effraie des fois lorsque j’y repense.

Je secoue la tête pour repousser ces pensées négatives.

Je garde cela pour moi. Je ne peux pas tout raconter à Stelly.

 

Elle se rapproche de moi et me serre dans ses bras. Ce geste amical me fait du bien.

— Merci de m’avoir écouté, Stell. Je lui ai promis d’aller la chercher pour notre anniversaire, à dix-huit heures. Je tiendrai ma parole. Dans quelques semaines, nous serons enfin réunis après plus de trois ans. J’ai tellement hâte de la revoir !

Elle semble déçue. Il faut qu’elle en soit consciente. Nous sommes amis, rien d’autre.

Dans quatre mois, je tiendrai ma parole et irai chercher Caro. J’ai déjà tout planifié.

Je poursuivrai mes études à Tours et quitterai Paris. J’ai décidé de repartir à Tours, ma ville de naissance où j’ai vécu jusqu’à mon adoption et où Caro vit encore. Le bon élève que je suis, vivant dans le quinzième arrondissement de Paris, n’a pas eu de souci pour y trouver un lycée. J’ai d’ailleurs eu les résultats de mon bac il y a quelques jours. Je l’ai eu avec les félicitations du jury. Je voulais à tout prix mettre tous les atouts de mon côté pour avoir la certitude d’être choisi. Le lycée privé dans lequel j’étais jusqu’à il y a quelques jours, m’a permis d’atteindre des sommets. Je travaillais très dur pour réussir.

Mes parents ont d’abord été surpris que je décide de partir si loin, mais ils connaissaient mes intentions. Du moins, ils savaient que cela était pour retrouver Caro. Nous avons trouvé un logement dans lequel je compte m’installer fin août et le lycée est assez coté. J’ai choisi d’y faire une prépa et d’intégrer une école d’ingénieurs dans deux ans. Stelly a choisi le même cursus et le même lycée que moi pour faire sa prépa. Excellente élève, elle non plus n’a eu aucun problème à être sélectionnée. Son appartement ne sera pas très loin du mien.

Caro va l’adorer, je n’en doute pas une seconde. Avec elle à mes côtés, je serai le plus comblé des hommes. Le fait d’y penser me procure des frissons. Je suis si impatient !

 

Ma vie ici est belle malgré ma tristesse de ne pas être près de Caro. Je me rends tout de même compte de la chance que j’ai. Qui aurait pu croire que le bébé abandonné à sa naissance par une mère junky aurait pu réussir son bac aussi brillamment et vivre dans les beaux quartiers de Paris ? L’abandon m’avait sans doute évité de devenir comme ma mère biologique. Caro avait aussi contribué à cela. Sans elle, j’aurais refusé de partir et de me faire adopter.

Si elle ne m’avait pas tant manquée, j’aurais sauté de joie en arrivant la première fois dans ma nouvelle maison. Ma chambre était grande. Et elle n’était qu’à moi. À Tours, chez Paul et Léa, je dormais dans une petite pièce. Il y avait toujours au moins un enfant que l’on accueillait ponctuellement qui dormait avec moi. J’avais peu d’intimité. Cela me changeait du tout au tout.

Mes parents adoptifs étaient assez âgés. Ils avaient plus de cinquante ans lorsqu’ils m’ont adopté. Ils ont trois grands enfants, plus vieux que moi. Nathan a maintenant trente ans, Solange, vingt-huit ans et Pierre, vingt-cinq ans. Au début, ils n’avaient pas vu mon arrivée d’un bon œil, mais maintenant, nous nous entendons assez bien. Je les apprécie tous. Pour autant, je suis incapable d’appeler mes parents papa et maman. Je suis bien trop vieux pour cela. Ils ont accepté que je les appelle par leurs prénoms.

— Tu sais où la trouver ? m’interroge Stelly.

— Évidemment ! Je me souviens de notre adresse.

— Tu comptes vraiment attendre le 15 novembre pour y aller ?

— Oui. Je n’irai pas avant, car je veux vraiment respecter notre pacte. Ce sera le jour de notre anniversaire.

Je suis joyeux, rien que d’y penser. C’est sans doute, cette pensée qui me donne le plus de bonheur.

— D’accord.

— Tu t’entendras bien avec elle. Tu verras !

— J’en suis sûre.

 

 

 

2. Caroline

15 novembre 2008, à Tours

Je suis tout excitée. J’attends ce jour depuis si longtemps. Plus de trois ans que je n’ai pas eu de ses nouvelles. Il me tardait de le revoir.

Ma valise est prête. Je n’ai pas grand-chose dedans. Quelques vêtements ainsi que des affaires de toilette.

Paul et Léa, le couple chez qui je suis placée, ont toujours été gentils avec moi, mais je leur en veux encore d’avoir réussi à me convaincre de laisser partir Bastien.

Quand nous avons appris qu’un couple souhaitait l’adopter, il m’a juré qu’il ne partirait pas. J’étais émue. J’étais tellement heureuse qu’il m’ait choisie moi.

Il était la seule personne sur laquelle je pouvais toujours compter. Le soir, il a annoncé à Paul qu’il refusait l’adoption. Le lendemain quand je suis rentrée de l’école, Paul et Léa m’attendaient. Bastien, lui, était encore en cours. Je compris quel sacrifice ils comptaient me demander de faire avant même qu’ils ne parlent. Il n’en était pas question. Je ne pourrais accéder à une telle requête.

— Il faut que tu discutes avec Bastien. Il doit accepter cette adoption.

— Non, il ne le veut pas, répondis-je calmement.

— Tu sais très bien pourquoi il ne le veut pas, cria Léa.

Je l’ai détestée à ce moment-là. Ce qu’ils me demandaient de faire était injuste. J’étais chagrinée rien que d’y penser.

— Oui, et alors ?

— Et alors ? Tu veux qu’il gâche sa vie ? Nous n’avons rien à lui apporter.

Son ton dur s’est radouci.

— Il est intelligent. Avec eux, il pourra s’en sortir, faire de grandes études, devenir quelqu’un. Ce n’est pas cela que tu lui souhaites ? ajouta-t-elle.

Mes lèvres se sont mises à trembler. Elle jouait sur la corde sensible. J’ai pris le temps de m’asseoir et de réfléchir. Elle avait raison. Sa seule chance de s’en sortir, c’était avec eux. Je devais donc me sacrifier. Sacrifier notre relation par amour pour Bastien. Mon cœur saignait. Je suffoquais. Je souffrais tant ! Léa s’est approchée et m’a prise dans ses bras.

— Ils ont les moyens, tu sais ! renchérit Paul. Il ira loin. Il le mérite. Et puis, vous pourrez vous retrouver plus tard. Si vos sentiments sont assez forts, ils survivront à cette adoption, tu peux en être sûre.

— Tu sais, on adore Bastien, c’est pour cela que nous lui souhaitons le meilleur. Peu de jeunes ont cette bonne étoile. Il faut qu’il la saisisse ! Tu comprends ?

J’ai difficilement dégluti. J’ai su alors que je devrais tout faire pour qu’il accepte de partir même si c’était la dernière chose que je désirais.

Je suis partie dans ma chambre et j’ai pleuré pendant une bonne heure. Je savais qu’il allait bientôt rentrer, je devrais faire bonne figure pour le convaincre de partir même si cela impliquait sans doute de le perdre pour toujours. Cette pensée me répugnait, mais il n’y avait pas d’autre option possible. Je me confortais dans l’idée que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire pour lui. Je l’aimais trop pour l’enchaîner ici à un avenir incertain.

 

Je me tourne dans mon lit. Il me manque tant ! J’ai toujours pu compter sur lui jusqu’à son départ. Il s’est toujours occupé de moi, m’a toujours protégé, moi, la petite fille brisée de sept ans qui n’avait aucun repère à l’époque. À l’école, s’il n’avait pas été là, j’aurais été le souffre-douleur de beaucoup d’élèves. Et c’est le seul garçon qui m’a embrassée et m’a fait l’amour.

Le soir après notre pacte, nous avons passé la nuit ensemble pour la première fois.

À minuit, il s’est faufilé dans ma chambre. Il m’a embrassée passionnément. Je ne m’y attendais pas. Ce soir-là, j’ai découvert des sensations que je ne connaissais pas. Il m’a caressée un moment puis il m’a ôté ma petite culotte qui était déjà bien humide. J’étais prête. Je ne pouvais pas le laisser partir sans un vrai souvenir de moi. Nous aurions sans doute patienté davantage dans d’autres circonstances, mais là nous manquions de temps. Nos cœurs battaient vite. Il m’embrassait avec ardeur. Ce n’étaient pas nos premiers baisers pour autant, je les trouvais différents des autres fois. Je sentais les battements de son cœur contre sa poitrine. Lui sentait les miens. Il a quitté mes lèvres, m’a dévorée des yeux. Il a compris que nous voulions la même chose. Il m’a portée dans le lit et m’a entièrement déshabillée. Je m’offrais à son regard. Il était troublé. Il ne m’avait jamais vu nue auparavant. Il savourait le spectacle et observait chaque partie de mon corps comme pour le garder en mémoire après son départ. Il a à nouveau pris possession de mes lèvres. Mon intimité est devenue encore plus moite. Je n’avais jamais ressenti de telles émotions. Mes seins se mirent à pointer. Il les empauma et il quitta ma bouche pour les savourer. Chaque téton fut savamment titillé.

Enfin, il s’est à son tour offert à mon regard en se déshabillant doucement. Mon corps était fébrile. Il a pris un préservatif, a libéré son sexe, que j’ai trouvé énorme, de son caleçon. Il faut dire que je n’en avais vu aucun autre avant le sien. Avec douceur, il s’est allongé sur moi et m’a pénétrée. J’ai émis un cri qu’il a étouffé avec un baiser et il a effectué des va-et-vient doucement en moi. Quelques instants plus tard, je ne ressentais plus aucune douleur, mais un bien-être merveilleux. Je le désirais tant. Mon corps brûlait de désir pour lui. Nous étions fébriles. Il a rapidement joui en moi en me regardant dans les yeux, main dans la main. Il avait un regard vibrant. Il m’a révélé à ce moment-là qu’il m’aimait plus que tout. Et j’ai su. Su qu’il viendrait aujourd’hui et qu’il m’aimerait toujours. Je lui ai, moi aussi, dit combien je tenais à lui. Lors de notre première fois, je n’ai pas atteint l’orgasme, mais toutes les autres fois, où il gagnait en expérience, il a fait en sorte que je jouisse aussi. Il a appris à explorer mon corps avec ses doigts et sa bouche. Il a aussi gagné en endurance. Ces moments étaient intenses. Je me les rappelle comme s’ils dataient d’hier.

Nous avons dormi ensemble toutes les nuits qui ont suivi, jusqu’à ce qu’il s’en aille et sans que nos parents d’accueil s’en aperçoivent. J’avais du mal à croire que lui aussi était puceau, tellement il était sûr de lui. C’est bien ce qui m’a fait tomber amoureuse de lui quand je l’ai rencontré. Il avait cette assurance incroyable qu’il avait déjà du haut de ses sept ans. Ses yeux bleu océan qui contrastaient avec le brun de ses cheveux m’ont fait chavirer.

Le jour de son départ, il m’a longtemps tenue dans ses bras. J’ai dû le repousser. J’étais abattue, mais je n’ai rien laissé paraître à ce moment-là. J’ai fait face à la situation de manière digne même si intérieurement je me sentais anéantie. Mon cœur saignait. Lorsqu’il est monté dans la voiture, une profonde amertume m’a envahie. J’ai perdu le goût de la vie. J’ai couru dans ma chambre et j’ai versé toutes les larmes que j’avais enfouies en moi pendant des semaines. Après quelques jours, je me suis rappelé sa promesse. Je me suis accrochée à elle comme une bouée. J’étais angoissée à l’idée de ne pas avoir de nouvelles de lui pendant tout ce temps. Je n’avais aucun moyen de le joindre ni adresse pour lui écrire ni téléphone pour le joindre. Sans cela, comment communiquer ? Ni lui ni moi, n’en avions. Je n’en ai toujours pas. Paul n’a jamais voulu m’en acheter un. J’espérais que lui trouverait un moyen de me contacter. Mais il ne l’avait jamais fait… Je chasse ces idées de ma mémoire.

 

Je regarde mon horloge, il est six heures du matin. J’ai fait une nuit blanche. Je sais que Paul et Léa se trompent et qu’il va venir. Aujourd’hui, nous avons dix-huit ans. Quand même, ce n’est pas rien ! Nous allons vivre ensemble. Il doit avoir eu son bac. Il va m’aider à repasser le mien. Je viens de le rater. Un bac pro comptabilité. Ce n’est pas ce que je voulais faire, mais comme rien ne m’intéressait vraiment, Léa a choisi cette filière pour moi. Je l’ai donc suivie par dépit. J’ai aussi beaucoup subi les moqueries de mes camarades. J’ai commencé à fumer pour être comme eux et pour être acceptée, mais cela ne leur a jamais suffi. Enfin, je ne pense qu’à lui. J’ai toujours la tête ailleurs. J’ai hâte qu’il vienne et qu’il reprenne soin de moi comme avant. Je me sens si seule depuis plus de trois ans. Je ne suis personne sans lui. Il est mon univers, mon salut. Je suis si impatiente qu’il arrive. A-t-il changé depuis toutes ces années ? Il avait un corps parfait. Il était tellement beau ! J’espère qu’il n’a pas rencontré une de ces jolies Parisiennes qui lui aura fait tourner la tête. Je suis loin d’être jolie, même si je paraissais belle à ses yeux. Je secoue la tête et fais disparaître ces pensées moroses de mon esprit. Rien ne pourra gâcher cette journée.

En vivant ensemble, il prendra soin de moi et moi aussi je m’occuperai bien de lui et de notre foyer. Je sais cuisiner, faire le ménage. Notre vie sera juste parfaite. Nous finirons nos études et nous nous marierons. Notre vie est toute tracée.

J’ai hâte de quitter Paul et Léa même s’ils n’ont rien à voir avec mes parents, ils sont trop rigides sur de nombreuses choses, entre autres le fait qu’ils n’aient jamais voulu m’offrir un téléphone. Je ne pourrai pas vivre un jour de plus chez eux !

Je quitte mon lit deux heures plus tard et prends une douche. Puis, je descends. Il arrivera à dix-huit heures, c’est l’heure que nous avons choisie.

— Joyeux anniversaire, ma chérie.

Léa me donne un baiser sur la joue. Les enfants, qui vivent avec nous, et Paul en font de même. Je les remercie tous.

— Ce sera mon plus bel anniversaire.

— Tu t’es préparée au cas où il ne viendrait pas ? Il a changé de vie. Nous n’avons pas eu de ses nouvelles depuis plus de trois ans. Il nous a sans doute oubliés, bougonne Paul.

Quel rabat-joie ! Je ne réponds pas, mais je n’en pense pas moins. Il vous a peut-être oubliés VOUS, mais pas MOI ! pensé-je dans ma tête. Sa remarque me touche et me blesse pourtant. Je refuse de l’écouter. Garde confiance, me chuchote mon cœur.

Le temps passe doucement. Trop lentement à mon goût.

À dix-huit heures, enfin, je suis assise devant le perron. Il fait froid, mais je m’en fiche. À dix-neuf heures, Léa, les yeux assombris, ouvre la porte pour que je rentre. Mon assurance en a pris un coup. Je commence à m’inquiéter même si j’essaie d’être forte.

— Non, je ne rentre pas. Il va arriver.

— Ma puce, il fait froid.

— Ne t’inquiète pas, il ne va pas tarder.

Je ne dois pas douter de lui. Je l’ai lu dans ses yeux. Chaque fois qu’il m’a fait l’amour, il y a trois ans. Il ne peut pas m’avoir oubliée ! Certainement pas, non ! Il a dû avoir un empêchement.

— Il est simplement en retard, ajouté-je.

Elle acquiesce, pose une main sur mon épaule et rentre.

Deux heures plus tard, je me décide à rentrer.

— Je vais l’attendre dans le salon. Il fait trop froid.

Personne n’ose me dire quoi que ce soit concernant Bastien.

— Tu veux manger un peu, avant de t’en aller ? me demande Léa.

J’apprécie son geste même si je sens le manque de conviction dans ses paroles. Je refuse son offre. Mon estomac est trop noué pour manger quoi que ce soit. Elle va coucher les petits et revient me tenir compagnie. Paul, lui, a été se coucher aussi. Il ne m’a pas dit bonsoir. Il croit sans doute que je serai là demain matin. Elle se rapproche de moi et me prend dans ses bras. Elle s’apprête à parler. Je regarde l’heure. Il est minuit. Nous sommes le 16 novembre.

— Non, tais-toi ! la supplié-je. Et s’il lui est arrivé quelque chose ?

Cette pensée commence à s’insinuer dans mon esprit.

— J’en doute ma chérie.

Elle a raison, c’est peu probable. J’ai le cœur gros. Il m’a vraiment oubliée ? J’ai mal. Ce que je ressens est encore plus dur, plus vif que tout ce que j’ai vécu avant notre rencontre. Je suis tellement malheureuse. Je ne peux plus les regarder en face. J’ai tellement honte. Je me sens tellement bête d’avoir attendu tout ce temps qu’il vienne me chercher pour rien. Je ne peux plus rester. Je me relève, les yeux dans le vide et prends ma valise.

— Mais que fais-tu ?

— Je m’en vais.

— Mais où comptes-tu aller ? Tu n’as…

— Ne t’inquiète pas pour moi. Tout ira bien. Merci encore pour tout ce que vous avez fait pour moi depuis tout ce temps. Je ne vous oublierai jamais.

Elle essaie de me retenir. Je n’écoute plus ce qu’elle dit. Elle glisse quelques billets dans mes mains avant que je sorte. Mes larmes se libèrent au moment où je passe le seuil de la porte. SEULE.

Il a sa vie, il doit être comblé. Il a sans doute une petite amie et il est passé à autre chose. Je devrais lui en vouloir, mais je n’y arrive pas. Je m’en veux à moi. C’est moi qui l’ai laissé partir. Si j’avais su, je l’aurais retenu. Aujourd’hui, nous serions ensemble sans jamais nous être perdus de vue. Paris c’est loin, c’est une autre vie. Je vais tenter de me refaire là-bas alors. Avec un peu de chance, je le retrouverai. Et il se souviendra combien il m’aime. Je vais tout faire pour le retrouver à Paris, ne serait-ce que pour comprendre. Je marche jusqu’à la gare. Il fait froid mais la douleur en moi l’anesthésie. Je ne le ressens pas.

Je prends un billet de train. Le premier partira dans quelques heures. J’ai fumé toute la journée. Je n’ai plus de cigarettes. Zut ! Je m’endors sur une chaise de la gare en l’attendant.

 

Je monte enfin dans le train. Je suis gelée. Une heure et demie plus tard, j’arrive dans cette énorme ville que je ne connais pas et qui est bondée de têtes inconnues. Je suis folle ! Qu’est-ce que je fous ici ? Ma foi commence à s’ébranler quand je vois le monde autour de moi. C’est de la folie, je me répète à nouveau. Mais qu’est-ce que je fais là ?

 

 

3. Bastien

Février 2017

— Bastien, j’ai besoin de ton rapport.

— Dans cinq minutes, tu l’auras sur ton bureau, Fred.

Fred est mon PDG. Je travaille pour une grosse boîte à Montigny-le-Bretonneux dans les Yvelines. Je suis responsable conception méthodes dans la boîte. J’ai été embauché dès la fin de mes études, il y a un peu plus de trois ans. J’ai fait mes deux années de prépa au lycée et mes trois années en école d’ingénieurs à Tours. Des années très difficiles non pas au niveau des études, mais moralement. Heureusement que Stelly était avec moi. Cela m’a beaucoup aidé. D’ailleurs quand j’ai postulé dans mon entreprise, elle m’a suivi et a aussi été recrutée. Elle est ingénieur calculs thermiques. J’étais doué et j’ai vite eu un poste à responsabilités. Je gagne donc très bien ma vie. J’ai tout pour être épanoui, mais je n’arrive pas à m’attacher. Pendant toutes ces années, je suis sorti avec quelques filles, mais aucune relation n’a vraiment duré.

Je pense constamment à Caro qui ne m’a pas attendu. Pourquoi ? La douleur est toujours aussi intense. Elle me manque tant ! Est-ce qu’un jour je vais la revoir ? Après mes études, j’ai quitté Tours pour la région parisienne, mais j’ai encore espoir pour autant. Elle n’a pas pu rester à Tours sans que l’on se croise pendant cinq ans, si ? Enfin, je ne conçois toujours pas ma vie sans elle. Comment le pourrais-je ? Mes sentiments sont restés intacts malgré le fait qu’elle ne m’ait jamais écrit, qu’elle ne m’ait pas attendu non plus. Ni contacté sur les réseaux sociaux. Je souris amèrement en me rappelant le soir où je fêtais mes vingt ans, six ans et trois mois plus tôt et où j’ai découvert leur utilité dans ma situation. Je n’étais pas fan de ce genre de relations. Solange voyant comme j’étais affecté m’avait pris à part.

— Que se passe-t-il petit frère ?

— Rien. Tout va bien.

— C’est à cause de Caroline, n’est-ce pas ?

— Aujourd’hui elle a, elle aussi, vingt ans. J’aurais aimé le lui souhaiter.

— C’est vraiment ton grand amour, hein ? Après toutes ces années, tu l’aimes encore alors que tu ne la fréquentes plus. C’est incroyable !

— C’est la femme de ma vie. Si je ne la retrouve pas, je ne me marierai jamais.

— Ne dis pas ça…

— Je n’y peux rien. Mes sentiments pour elle sont trop forts.

— Et les réseaux sociaux ?

Je l’ai observé sans comprendre. Ou diable voulait-elle en venir ?

— Bien oui mon frère. Facebook, Instagram, Twitter sont des sites sur lesquels tu peux retrouver d’anciens amis. Des millions de Français y sont inscrits.

— Moi, je ne le suis pas.

— Heureusement que tout le monde n’est pas comme toi !

— Tu crois donc que je peux la retrouver sur l’un de ses sites alors ?

Je ne m’étais jamais intéressé à ce genre de moyen de communication. J’aimais bien le fait de fréquenter les gens, mais s’ils me permettaient de la retrouver, je comptais tenter ma chance. Je sortis mon téléphone et notai soigneusement le nom des trois sites dont elle m’avait parlé.

— Peut-être que ça ne marchera pas, mais tu n’as rien à perdre à essayer. J’aurais dû y penser plus tôt.

— Espérons-le en effet.

Les autres qui s’étaient aperçus de notre absence, nous ont rejoints. Je me suis paré de mon masque d’homme joyeux et nous avons discuté de tout et de rien. Ni Solange ni moi n’avons plus parlé de Caro devant les autres. Je lui en étais reconnaissant de ne pas avoir vendu la mèche concernant notre conversation.

Le repas s’est bien passé et impatient, je suis parti immédiatement après avoir mangé.

Arrivé à la maison, je me suis inscrit sur un premier site. J’avais espoir de la retrouver. Mon cœur battait la chamade. Et si elle était mariée ? Et si elle avait des enfants ? Et si…

Stop ! Aussitôt inscrit, j’ai lancé la recherche. J’ai attendu, mais rien. Les deux autres sites n’ont, eux aussi, mené nulle part. Elle n’était inscrite sur aucun d’entre eux. Apparemment, elle était comme moi à moins que… Non. Impossible. Au fond de moi, je savais qu’elle était quelque part.

Je suis donc inscrit depuis près de six ans avec l’espoir qu’elle me cherche aussi. Jamais, elle ne m’a contacté. À vingt-six ans, je commence à croire que je finirai ma vie seul. Je suis même maussade à l’idée d’avoir été adopté et d’avoir été contraint à la quitter même si j’aime ma famille. Je n’oublie pas qu’ils sont la cause de ma séparation avec elle.

 

Un jour, je la retrouverai. Elle m’expliquera que c’était un malentendu. Qu’elle m’aime… Je tiens trop à elle pour rester plusieurs semaines avec d’autres femmes. C’est aussi la raison pour laquelle j’ai toujours refusé de sortir avec Stelly. Je ne veux pas la rendre malheureuse. Nous buvons souvent un verre ensemble après le boulot.

Ce soir le temps est assez doux, alors nous décidons de prendre un verre sur une terrasse avant de rentrer.

En sortant du train, nous nous installons sur une terrasse du parvis de la Défense et nous sirotons une bière quand une clocharde vient nous demander une pièce. Elle sent particulièrement mauvais. Comment peut-on en arriver là ? J’attrape sa main et je m’apprête à la repousser quand je me fige. Je reçois une décharge électrique. Elle l’a sentie aussi. J’ai une drôle de sensation. J’ai devant moi, une femme qui porte des vêtements sales et dont le visage n’a rien de soigné. Mon cœur se brise. Elle a les yeux injectés de sang. Elle est complètement shootée à ce que je comprends. Elle murmure des excuses et repousse ma main. Cette voix ! Oh ! Mon Dieu ! Est-ce vraiment elle ?

— Caro, c’est toi ?

 

 

{Livre} Seulement par amour Tome 3 : Bastien de Lise Marcy

En vente le 21/03/2018 sur toute les plates formes (Amazon, Fnac etc) et en pré-commande direct auprès de l'auteur Lors de leur rencontre à l'âge de sept ans, Caroline et Bastien tombent amoureux. Adolescent lorsque Bastien est adopté, il lui fait la promesse de venir la chercher lorsqu'il sera majeur.

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[Service presse] Seulement par amour, série 3 Bastien

J'ai découvert Lise Marcy grâce à son roman Pour l'amour de Robin. Elle m'a proposé de découvrir en avant-première Bastien, la série 3 de Seulement par amour. Le but de ces séries est de faire lire des lecteurs qui n'ont pas le temps de lire des pavés.

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2. Josh

Depuis ma rencontre avec Lizzy, je l’ai en tête. Je suis sorti avec plein de brunes aux yeux noisette bien plus belles et plus class qu’elle, cependant, elle a du charme et du caractère. Elle démarre au quart de tour et ça me plaît. Je ne me souviens pas l’avoir vue auparavant. Je l’aurais repérée, non ? Elle m’aurait déjà marqué, non ? J’ai toujours été direct mais peut-être qu’avec elle, je devrais changer de tactique.

Rupert est le plus doué de nous tous. Pourtant il est incapable de dire à Marylin qu’elle lui plaît. C’est un crétin !

Je suis pourtant persuadé qu’il saura quoi faire pour que Lizzy accepte de sortir avec moi.

Je l’appelle.

— Salut Rup !

— Josh !

— Comme tu le sais, la sœur de Marylin me plaît mais elle n’a pas l’air sensible à mon charme. A ton avis, que devrais-je faire pour réussir à la charmer ?

— Hors de question que je t’aide ! Si je le fais, quand tu la largueras, Marylin me détestera !

— Si tu m’aides, je te promets de faire en sorte qu’elle sorte avec toi !

Il réfléchit encore et encore.

— Marché conclu ! Je réfléchis à ton problème et je te tiens au courant.

— Ne prends pas des plombes !

Nous nous connaissons depuis toujours. Mon père et le sien détiennent beaucoup de casinos à eux deux. Ils sont concurrents et pourtant d’excellents amis. Depuis notre enfance, nous nous fréquentons surtout que c’est le seul de la bande qui sait qui je suis. Nous ne sommes pas les meilleurs amis du monde, d’ailleurs je n’ai pas de véritables amis, mais en cas de besoin, l’un comme l’autre nous savons nous entraider. C’est d’ailleurs moi qui l’ai joint à notre bande. Vu son apparence de premier de la classe, ils ont un peu tiqué, mais rapidement avec mes arguments de choc, ils ont fini par accepter. Un mec intelligent qui nous aiderait, cela s’est avéré payant. Il en a aidé plusieurs de la bande à réussir leurs exams. Rien que pour ça, il est devenu un membre important. Nous avons tous les deux opté pour des noms d’emprunts pour éviter de devenir des cibles.

Je repense à Marylin. Elle est très jolie, mais pour une raison qui m’échappe, elle ne m’a jamais attiré. Comme Rupert est fou d’elle, cela a sans doute joué sur le fait que je n’ai jamais essayé de coucher avec elle. Avant, je n’avais pas de scrupules.

Voir Loana, une ancienne associée de mon père et Shanna, fille et mère se déchirer à cause de moi m’a amplement suffi. Des années plus tard, elles se détestent et ne se parlent plus par ma faute. Depuis, je suis plus prudent.

Pour en revenir à Rupert, il est sorti deux ans avec la sœur de Loana, Lana.

Avant elle, il couchait, lui aussi, avec leur mère Shanna. Elle en a initié plus d’un. Il a été assez intelligent pour que Lana ne le sache jamais, lui…

Lana a voulu partir suivre ses études à New-York, Rupert n’a pas voulu la suivre. Ils se sont donc séparés.

Un mois après, il rencontrait Marylin et tombait sous son charme.

 

Nous sommes mi-août et les cours reprennent dans moins d’un mois. Je me donne ce temps-là pour mettre Lizzy dans mon lit et enfin assouvir mon envie d’elle.

 

Deux jours plus tard, Rupert me propose de repartir à 0 avec Lizzy par mail et/ou texto et de me livrer à elle afin qu’elle commence à être réceptive à mes propositions. Quelle idée débile ! Mais il est assez intelligent pour que je lui fasse confiance. Il ne me faut pas longtemps pour dégotter son numéro et son mail auprès d’une des filles membre du groupe qui évidemment a interdiction de rapporter que c’est elle qui me les a refourgués.

Je commence par un mail.

« Salut Lizzy. Je crois que nous sommes partis sur un mauvais pied. J’aimerais que nous reprenions tout à 0. Je m’appelle Josh Rinhart. J’ai 20 ans et je passe en troisième année de médecine comme tu le sais. Jusqu’à maintenant mon objectif c’était de draguer et d’amener les filles dans mon lit mais depuis que je t’ai rencontrée, je ne désire que toi. Je saurai te prouver que je suis un gars bien. Dis-moi juste quoi faire pour cela. Josh. »

« Salut Josh, je ne sais pas si je dois être ravie ou fuir après ce que je viens de lire. Tu me demandes quoi faire pour me plaire... Après tout, c’est toi qui le souhaites, tu n’as qu’à me surprendre ! Au fait comment as-tu eu mon adresse mail ? » 

Elle a répondu le lendemain. Je me décide à passer aux SMS, bien plus rapides.

— Les admirateurs secrets ne dévoilent jamais leur source.

— Tu n’as rien de secret ! Je sais qui tu es !

Je suis sûr qu’elle sourit en ce moment même.  

— Touché. Tu as bien dormi ?

— J’ai passé une excellente nuit. Et toi ? 

— Horrible.

— Ah bon pourquoi ?

— J’attendais ta réponse.

— Ohhh. Pauvre chou !

— Tu peux le dire.

Je souris. J’ai sans doute l’air niais pourtant j’adore discuter de toutes ces conneries avec cette fille. Je ne me reconnais pas, mais cela me fait du bien alors tant pis si j’ai l’air con.

— Lizzy ?

— Oui, Josh ?

— Parle-moi de toi, s’il te plaît.

— Tu me connais à travers ma sœur.

— Malheureusement, je ne sais pas grand-chose de ta sœur en fait. On discute de tout et de rien mais je ne me suis jamais assez intéressé avant à une fille pour connaître des choses la concernant. Encore plus celles avec qui je ne couche pas. Tu comprends ?

— Ok. Que veux-tu savoir sur moi ?

— Absolument tout.

— Ce sera très long.

— Alors rejoins-moi et on en parlera de vive voix.

— Euhhh.

— Allez. Je suis dans un fast-food. Il est blindé, je t’invite, tu n’as rien à craindre. Tu auras des centaines de chaperons.

— Ok. Je me prépare. Envoie-moi l’adresse !

Je m’exécute et l’attends. Je suis à la fois excité et impatient qu’elle arrive. Si elle a accepté, c’est qu’elle me donne ma chance, non ? A moi de ne pas la gâcher.

Je relis notre récent échange quand elle me surprend.

— Salut ! Tu fais quoi ?

— Rien de spécial, je consulte mes mails.

Je ne peux pas lui dire que je lis nos messages. Je ne peux quand même pas paraître déjà con.

Elle sourit. J’adore son sourire.

— Tu es belle !

— Merci, mais tu sais que la flatterie ne te mènera nulle part avec moi ?

— J’aurai tenté ! Que veux-tu manger, je vais aller passer commande.

Elle me passe sa commande et je vais à une borne nous commander de quoi manger. Ils la ramèneront à notre table quand elle sera prête.  

— Je t’écoute Lizzy, parle-moi de toi !

— Ma vie n’a rien de beau, en fait. Mon père est décédé avant ma naissance. Ma mère biologique est morte lorsque j’avais 8 ans.

— Que leur est-il arrivé ? Tu veux dire que vous avez été adoptées ?

— Moi oui, mais pas Marylin. Nos mamans étaient les meilleures amies du monde. Brooke n’a pas hésité à m’adopter et à s’occuper de moi. Maman aurait fait la même chose avec Marylin si c’était Brooke qui était décédée. Toutes les deux nous sommes maintenant des sœurs et les meilleures amies au monde.

Elle reprend son souffle. Je sens sa souffrance. Je ne peux m’empêcher de poser ma main sur la sienne. Je la sens se raidir. Mais elle ne la retire pas. Cela l’encourage à poursuivre sa terrible histoire.

— Je ne sais pas comment mon père est mort. Je sais qu’il m’aimait et que c’est lui qui a choisi mon prénom. En ce qui concerne ma mère, elle a eu un cancer de l’utérus qui n’a pas été décelé à temps.  En moins d’un an, la maladie l’a emportée. Elle était malheureuse de me laisser. Elle s’est battue jusqu’au bout. Je revois notre conversation ce fameux jour où elle est décédée.  

Ma chérie, mes parents m’ont abandonnée. J’ai tout fait pour ne pas avoir à le faire pour toi. Je suis vraiment désolée de te laisser sans parents. Je te demande pardon. J’espère que tu sauras me pardonner.

— Maman, ce n’est pas toi qui veux partir. Ce n’est pas de ta faute. Je t’aime maman.

Elle conclue par :

— Je savais qu’elle allait mourir. Elle a toujours été honnête avec moi. Et je lui tenais la main quand elle a été rejoindre papa.

Deux larmes coulent de ses yeux. J’ai envie de la serrer dans mes bras pour la réconforter. Je me contente de les essuyer et l’embrasse tendrement sur les lèvres. Ce contact me fait un effet incroyable, comme la première fois que je l’ai embrassée il y a quelques jours chez elle. Je ne sais pas ce que cette fille est en train de me faire mais elle a un pouvoir inexplicable sur moi. Heureusement, elle ne semble pas s’en douter. Sinon, je serais foutu.

— A ton tour, Josh. Parle-moi de toi !

— Mon père travaille dans un casino.

J’omets délibérément de lui dire qu’il est à lui et qu’il n’en a pas qu’un. D’ailleurs, personne ne le sait et c’est mieux ainsi.

— Ma mère comme la tienne est décédée d’un cancer, j’avais deux ans donc je ne me souviens pas vraiment d’elle contrairement à toi.

— Elle t’a manquée ?

— Je ne crois pas. J’avais des nounous pour s’occuper de moi et elles me traitaient comme leur fils. 

— Ton père s’est remarié ?

— Jamais. Je crois qu’il aimait vraiment ma mère. Comme moi, il profite de charmes de diverses campagnes et il les quitte.

Je me rends compte de ma connerie quand son visage se ferme.

— Je veux dire…

— Tu n’as pas à te justifier, je sais quel genre de mec tu es et ce que tu attends de moi ! Josh, il faut que tu saches que je n’ai jamais couché avec un homme. Si tu veux m’avoir dans ton lit, il va te falloir être très patient.

Elle joue avec moi ou quoi ? Putain, une vierge ! Je suis dans la merde.

— C'est-à-dire ?

— Tu devras être aux petits soins envers moi pendant tout un mois et ne coucher avec aucune fille pendant tout ce temps.

—Tu veux que je sois abstinent pendant un mois ?

— Tu t’en sens capable ?

Il est évident que je ne le pourrai pas. Je couche avec des filles depuis mes seize ans et je ne suis jamais resté plus de quatre jours, mon record, sans faire l’amour depuis ce jour-là. C’était avec une associée de mon père à l’époque. Puis, sa fille et quelques amies à elles. Puis à la fac, de nouvelles proies. Dieu sait qu’il y en avait et qu’il y en a encore qui me courent après et je me retrouve avec une emmerdeuse qui veut que je ne baise pas pendant un mois.

— Alors ?

— C’est quoi ton but exactement ?

— Il faut que tu saches que je n’ai pas l’intention d’être une nouvelle conquête de ton harem. Si je couche avec toi, c’est que tu auras un minimum de sentiments et de considération pour moi.

— Et selon toi, l’abstinence pendant un mois te prouvera que je t’aime ?

Elle rêve ma parole. Je n’ai pas l’intention de tomber amoureux d’elle. Elle n’a aucune chance à ce niveau-là… Par contre, je pourrai la faire, elle, tomber amoureuse de moi et se donner à moi, bien avant cela… Les filles sont tellement fleurs bleues. Elles veulent tellement croire en l’amour que je vais lui donner ce qu’elle veut. Je vais jouer le parfait gentleman et elle ne me résistera pas…Un énorme sourire s’exquise sur mon visage.

— Ok. Je tiens ton pari !

Elle est d’abord estomaquée. Elle pensait sans doute que j’allais me défiler. Puis, elle me sourit. Je suis persuadé qu’elle ne croit pas que je vais respecter mon engagement, ou peut-être l’espère-t-elle ? Tu joues avec le feu ma belle. Et si tu veux du feu, je vais être ton pompier, je te le garantis. Me voilà retourné à mes réflexions pour échafauder le plan parfait. Un mois ? Aucun homme ne pourrait gagner un tel pari ! A part Rupert, bien sûr, mais il ne compte pas. Je vais devenir celui qu’elle attend. Le gentleman le plus romantique qui soit, pour qu’elle succombe ! Avant la fin du mois, jolie Lizzy, tu seras dans mon lit. Pour combien de temps ? Je n’en sais rien. Jusqu’à ce que je me le lasse de toi !

— Eh oh, tu penses à quoi ?

Elle me ramène à la réalité.

— A ton défi de folie…

— Tu commences déjà à douter de ta réussite ?

— Je tiendrai, ne t’en fais pas. Tu te rends compte de ce que je vais faire, rien que pour toi ! Tu ne peux pas dire que tu n’es pas unique pour moi…

Pfff quelle connerie ! C’est moi qui viens de dire ça ?   

— Tu vis avec ton père ?

Euhhh comment on est passé de son défi à ma famille ?

— Non. Tous les deux, nous ne nous entendons pas trop. Il veut décider de tout à ma place et j’ai horreur de cela !

— Ah, je sais d’où ce trait de caractère te vient !

— Ah ! Ah ! Ah !

Elle explose de rire. Quel beau sourire !

— Je donnerais tout pour que mes parents soient là. Tu devrais te réconcilier avec lui. Imagine s’il lui arrive malheur. Tu seras triste de ne pas être proche de lui.

— Mouais.

Enfin nos menus arrivent. Nous nous régalons.

— Tu as des frères et sœurs Josh ?

— Oui un frère.

A ma tête, elle comprend que le sujet est aussi sensible que pour mon père.

— A ce que je peux comprendre, tu ne t’entends pas trop avec lui, non plus ?

— En effet !

— OK.

Je pense qu’à mon ton, elle a compris que je n’avais pas envie d’en parler.

— Au fait, tu connais bien Rupert ?

— Euh oui assez. Pourquoi ? Ne me dit pas qu’il te plaît ?

Elle explose de rire.

— Il est charmant mais non. Et puis, je crois que je n’ai aucune chance avec lui.

— Tu as remarqué aussi ?

Tiens c’est le bon moment pour lui rendre l’appareil. Si elle sait que Rupert veut sortir avec Marylin, elle pourra jouer à l’entremetteuse…

— Quoi ? Tu penses à ma sœur, peut-être.

— Tout le monde sait qu’il est fou d’elle. Même toi, tu l’as vu ! Elle seule ne le sait pas.

— Ça fait longtemps ?

— Depuis qu’ils se connaissent, il me semble.

— Tu n’as jamais rien fait pour cela ?

— Ce n’est pas mon problème. Si elle ne le voit pas, c’est qu’elle n’en a pas envie… Ta sœur est sortie avec plusieurs mecs en deux ans que je la connais.

— En même temps, si il est comme toi je comprends qu’elle ne le…

— Tu plaisantes ? Rupert, un tombeur ? Il n’a pas couché avec une fille depuis qu’il la connaît. Je le soupçonne même d’être encore puceau !

Je sais qu’il ne l’est pas, mais pas elle !

— Il n’y a rien de honteux à l’être.

— Pour une fille, peut-être pour un mec, euhhh….

— Si c’est un mec sincère alors je veux bien en glisser quelques mots à Marylin.

Plus facile que je le pensais.

— Merci pour cette invitation. C’était bien sympa, Josh.

Je l’embrasse sur la joue et nous nous quittons. Demain, je prévois de l’amener à la patinoire.

— Bonne nuit, jolie Lizzy.

— Bonne nuit, Josh. Merci encore pour cette merveilleuse soirée.

J’en profite pour envoyer un texto aussi à Rupert.

— Nous sommes quitte ! Je pense que tu pourras bientôt te faire Marylin.

— J’attends plus que juste me la faire.

— Tu es pathétique…

Il ne répond pas. Qu’y a-t-il à dire ? Je trouve ça débile les hommes niais qui sont assez cons pour tomber amoureux si jeunes. Non mais sérieux quoi ? Ils ont un vrai problème. Elle n’est pas née celle qui réussira cet exploit avec moi !

Tu en es sûr, mec ?

Certain, je veux me faire Lizzy et lorsque je l’aurai eu et que je me lasserai de la baiser, je la jetterai comme les autres.

 

  

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3.

Alana

J’ai vraiment accepté ça, moi ?

Je contemple cet homme qui dort à côté de moi.

Il m’a remerciée avant de s’endormir comme une masse. Je suis incapable de dire pourquoi…

Je repense à notre conversation au bar et durant la soirée. Ce mec me plaît, mais je sais qu’il n’est pas pour moi. Même s’il y a de l’électricité entre nous, j’en suis persuadée. Il semblait vraiment curieux de tester une femme noire mais il n’a pas l’air de vouloir s’engager. Je l’ai senti quand je lui ai parlé du fait que les filles veulent me caser. Il s’est raidi et je sais que cela veut dire : attention danger !

 Quand j’ai rectifié le tir, il a semblé se détendre. Heureusement que je sais détecter les émotions des autres. J’ai un don pour faire parler les gens mais aussi pour savoir ce qu’ils pensent probablement avant même qu’ils ne le pensent.

Je sais orienter mes interlocuteurs dans mon sens, là est ma force. Cela a probablement été la raison pour laquelle mon patron m’a choisie pour manager le groupe à Londres. J’ai des centaines d’hommes et de femmes à diriger. Je suis sûre de moi. Je savais qu’en dévoilant à Chris cet aspect de mon caractère, je n’aurais pas besoin de le convaincre de passer la nuit avec moi.

Toutes mes bonnes résolutions concernant l’homme de ma vie qui devait se battre pour moi, étaient parties aux oubliettes au moment où nos regards se sont croisés. Je ne le regrette pas. Quelle nuit ! Cet homme fait l’amour comme un dieu. Il est aussi beau nu qu’habillé. Il a un physique d’athlète. Sentir son corps à la fois souple et ferme sur moi m’a excitée au plus haut point. Je ne sais pas ce qu’il fait avec moi. Il est hors de question que je lui montre mes doutes. Sur le plan professionnel, je suis féroce mais sur le plan personnel, je suis pétrie de doutes et je n’ai aucune confiance en moi. J’espère qu’il ne le découvrira pas trop tôt.

Comme si tu allais le revoir, ne rêve pas ma vieille ! Quoique s’il m’accompagne à Varsovie, on passera encore un super moment car sur le plan sexuel tous les deux c’est le pied ! Attention il a été clair, il n’est pas tombé amoureux depuis trois ans et ce n’est pas toi, qui le feras changer d’avis. Tu as bien vu comment il a maté tes copines. On voyait bien qu’il aurait préféré que j’aie moins de formes. Depuis l’enfance, j’ai toujours eu entre cinq et dix kilos de trop. J’ai enchaîné les régimes années après années. Puis, j’ai appris à en faire un atout. Je ne cherche plus à maigrir depuis que j’ai appris à m’accepter telle que je suis actuellement, avec neuf kilos superflus.

J’ai du mal à comprendre la façon dont les hommes me voient, surtout ceux qui me plaisent. Il est quelques fois difficile d’accepter un homme, si je le sens plus ou moins méprisant. Je n’ai en toute honnêteté pas lu cela dans les yeux de Chris. Bizarrement, il me désirait. J’ai d’ailleurs fait une chose que je ne fais jamais. Je me suis exposée nue sous ses yeux. Moi, la complexée, j’ai fait ça ? Je ne sais pas si je pourrai le refaire. Sur le moment, j’ai pris mon pied.

— Dis donc, tu es en train de me mater, coquine ?

Heureusement que je ne rougis pas. Je me sens d’un coup gênée. Je vois maintenant de l’excitation dans ses yeux.

— Ça me plaît. J’ai bien aimé notre partie de jambes en l’air et je suis prêt à recommencer. Ce sera meilleur maintenant que je ne suis plus sous l’emprise de l’alcool.

— Et qu’attends-tu ? le questionné-je, d’un ton plein d’excitation.

Il me refait l’amour, plus tendrement. Il m’amène encore une fois à l’orgasme. Un orgasme plus que puissant. Je navigue dans un monde que je n’avais encore jamais exploré. Il n’y a pas à dire, ce gars est une bombe atomique au lit.

Après une douche bien relaxante, nous commandons le petit-déjeuner. Pendant que nous le prenons, il me suggère d’un ton neutre et plein d’assurance :

— Ne nous voilons pas la face, je ne cherche pas l’amour et c’est aussi probablement ton cas. Seulement, sur le plan sexuel, nous deux c’est explosif ! Je te propose que l’on se voie, lorsque l’envie nous prend. En gros, je te propose de devenir ma sex friend. Nous profiterions du plaisir que l’autre a à proposer sans tous les inconvénients de la vie de couple. Qu’en dis-tu ?

Je le scrute. Ses grands yeux verts semblent suspendus à mes lèvres. Il pense vraiment ce qu’il vient de me dire. Après un moment d’hésitation, j’acquiesce. J’ai la gorge sèche à l’idée que je viens d’accepter une proposition qui risque de se retourner contre moi un jour. Il est clair que tous les deux, nous ne serons rien de plus que des sex friends. Qu’il ne se battra jamais pour moi. Cependant, le sexe avec lui est si bon que ça vaut ma digression à mon goût. Il soupire de plaisir à l’idée de cette nouvelle relation sans lendemain. Je ne sais pas où cette histoire me mènera. Je doute en sortir complètement indemne. Mais après la nuit que je viens de vivre, je ne pense pas que je pourrai m’en passer. Du moins, pas dans l’immédiat…

— Nous sommes bien d’accord qu’il n’y aura pas d’attache entre nous. Nous sommes libres. Pas de crises de jalousie. On ne se raconte que ce que l’on veut bien partager avec l’autre. On peut aussi coucher avec qui on veut et faire ce que l’on veut. Plaisir, plaisir et encore plaisir. Rien de plus. Ça te va ?

Son ton est ferme. Il n’y a rien à attendre de cette relation. Il a posé les bases de notre relation. Je ne peux plus reculer.

— Oui, j’imagine que ça me convient.

Il me sourit, se lève, s’approche et me dépose un léger baiser sur les lèvres. Cela ne nous suffit pas. Nous ne tardons pas à sceller notre accord au creux des draps. Pas de doute, notre entente sexuelle est juste magique. Elle nous a emportés tous deux dans un monde féerique, loin de cette chambre d’hôtel.

Nous devons rendre la chambre avant midi.

— Je vais y aller. Ce midi je déjeune chez mes parents. Tu me donnes ton numéro ?

J’opine du chef.

On s’échange nos numéros et on se quitte à l’entrée de l’hôtel après un baiser pas moins enflammé que ceux que l’on a échangés à plusieurs reprises cette nuit.

J’ai follement envie de lui envoyer un message. Je sais que ce n’est pas une bonne idée. Je me promets dans le taxi qui me ramène chez moi que je ne l’appellerai pas et ne lui enverrai jamais de messages avant qu’il ne prenne de mes nouvelles. En gros, nos parties de jambes en l’air ne dépendront que de son bon vouloir et non du mien. Cela m’évitera, je l’espère, de m’attacher à lui. J’ai été échaudée deux fois cela me suffit bien, je refuse de me faire des films à nouveau surtout que les termes de notre contrat sont clairs.

Le chauffeur me fixe, un sourire aux lèvres.

— Vous semblez bien songeuse !

— Disons que j’ai passé une bonne soirée.

— J’espère que tous les deux, ça marchera alors.

— L’avenir nous le dira.

Je n’ai pas à cœur de partager avec lui ce nouveau type de relation que je n’avais jamais encore vécu auparavant. Je n’avais jamais couché plusieurs fois avec un homme avec lequel je ne sortais pas officiellement.

À peine arrivée à l’appartement, je suis assaillie par les filles. À croire qu’elles me guettaient.

Il ne leur aura pas fallu longtemps pour frapper à ma porte toutes les cinq.

Je leur raconte en détail notre nuit et sa proposition.

— Tu as accepté ? demanda Sana presque choquée.

— J’espère que oui, s’enquiert Magdalin. Attends, c’est une bombe ! Tu es célibataire. Si en plus c’est un dieu au lit, comment refuser la proposition indécente de ce type ?

Nous rigolons comme à notre habitude. Les filles ont un avis partagé quant à mon choix. Toutes me soutiennent pour autant. Elles sont juste extraordinaires ! Brit, Sana et Flavie rentrent retrouver leur mari. Tanya, Magdalin et moi improvisons un déjeuner chinois sur le pouce.

J’apprends que je ne suis pas la seule à m'être envoyée en l'air cette nuit. Mes deux amies ont passé la nuit chez James et William. James semble vouloir prolonger son histoire avec Tanya. Ils ne cessent de s’envoyer des SMS.

— Dis donc, il est déjà accro James, la taquiné-je.

— Il semblerait. On doit se faire un ciné demain soir.

Je ne ressens aucune jalousie envers sa relation nouvelle. Nous sommes satisfaites pour notre amie.

Le lendemain, je passe ma journée à ranger et à m’organiser pour les jours à venir.

Une nouvelle semaine débute. Je n’ai pas eu de nouvelle de Chris depuis que l’on s’est quitté samedi dernier à midi.

Il me faut attendre le vendredi soir suivant pour recevoir un SMS de sa part.

— Salut, ça va ?

Bien que j’aie envie de le voir, je me retiens et ne lui réponds que le samedi en fin de matinée.

— Salut. Super et toi ?

Je décide de ne pas m’excuser pour le retard. Comme pour me rendre la monnaie de ma pièce, il ne répond que le dimanche matin.

— Repas de famille comme tous les dimanches.

— Moi, je me suis préparé du poulet rôti. Bon repas. À bientôt. Bises.

Il n’insiste pas. Je n’ai, à nouveau, de ses nouvelles que le mercredi suivant. J’ai tellement de travail que je n’ai pas eu le temps de penser à lui. J’en suis satisfaite.

Coucou, que dirais-tu d’un restaurant samedi soir ?

— Pourquoi pas !

Je veux paraître détachée pour qu’il n’ait pas l’impression que je suis à l’affût. Ce qui est bel et bien le cas pourtant. J’ai envie de le toucher, de le voir et encore bien autre chose… je dois l’avouer.

— Un restaurant indien à Southall ?

— Parfait.

— Rendez-vous à Broadway à 18 h 30, alors. Bises.

J’aime bien flâner par là-bas. Dans ce quartier populaire, on n’a pas J’en profiterai pour m’acheter des épices aussi. Je ne réponds pas à son SMS.

 

Samedi est vite arrivé.  Dix-sept heures trente, je suis à Southall. Je trouve une robe indienne qui me va à merveille et quelques épices. Un peu avant l’heure du rendez-vous, j’ai fini mes achats et je l’attends. Il est à l’heure, qualité bien appréciable. Il me fait une bise sur la joue et m’observe.

Je suis surprise. Je ne peux m’empêcher de le lui faire remarquer.

— J’ai quelque chose qui ne va pas ?

— Non, c’est juste que je suis étonné. Tu as coupé tes cheveux ?

Je souris, que suis-je bête ? En effet, j’ai changé de tête, j’ai retiré les tresses que je portais lorsque je l’ai rencontré et j’ai remis des tresses plus courtes.

— C’est comment dirais-je… à peu près cela.

— À peu près ?

— C’est ça, en fait.

Il n’insiste pas. Ce qui m’arrange bien. Je n’ai pas envie de lui donner ces détails. Nous rentrons dans le restaurant qui nous semble le plus correspondre à nos attentes.

Le cadre est typique d’un restaurant indien, une photo de Shiva, de la musique indienne et plein de tableaux qui ne laissent pas de place au doute.

Il est encore vide. Nous commandons des cocktails alcoolisés et deux menus entrée, plat, dessert.

— Il faut que je t’avoue que je ne suis pas fan de leur dessert, mais bon je ferai un effort, je lui annonce sur le ton de la confidence.

— Si tu veux tout savoir, je pense la même chose, me confit-il sur le même ton et en me faisant un clin d’œil complice. Tu as un léger accent français si je ne m’abuse ?

— En effet. Mes parents adoptifs sont français, du moins ma mère, mon père, lui, est allemand. Ils vivaient ici lorsqu’ils m’ont adoptée. Nous avons déménagé en Bretagne, lorsque j’avais dix ans.

— Tu parles plusieurs langues, alors.

— Oui je suis trilingue, je parle l’anglais, l’allemand et le français.

— Je parle aussi relativement bien ces deux langues. J’allais souvent en France, lorsque j’étais petit et j’ai appris l’allemand à l’école. Comme je travaillais beaucoup avec l’Allemagne avant, ça m’a permis de me perfectionner, ce n’est pas une langue facile à parler mais je m’en sors pas trop mal.

— C’est marrant, ça !

— Ils vivent encore en France tes parents ?

— Oui, ils sont retraités, ils ont acheté leur maison là-bas et ne comptent plus bouger. Je vais les voir quatre fois dans l’année. Eux viennent une ou deux fois cela dépend.

— Ça fait longtemps que tu es revenue ?

— Presque deux ans. J’ai eu l’opportunité d’obtenir un super poste. Je n’ai pas hésité une seule seconde.

— Je veux bien te croire. Tes parents t’ont donc adoptée alors qu’ils étaient âgés ?

— Pas tant que ça ! J’ai trente-deux ans. Mes parents en ont le double. Ils caressent l’espoir d’avoir des petits enfants. Dans la mesure où ma carrière me prend tout mon temps à l’heure actuelle, je n’ai pas vraiment le temps d’y penser.

— Moi, j’ai trente-trois ans. Je ne suis pas pressé d’en avoir personnellement. Ma sœur a deux enfants, Meghan, sept ans et Henri, dix ans. Ils sont souvent pénibles et capricieux. Ça ne donne pas franchement envie d’en avoir…

— On ne supporte que ses propres enfants, tu ne le savais pas ?

On nous amène nos repas. C’est un délice.

Il m’a fait du pied une bonne partie de la soirée. Il a envie de moi c’est évident.

Deux heures plus tard, nous nous demandons où nous irons passer la nuit. Nous convenons que nous n’irons ni chez l’un, ni chez l’autre dans un premier temps. Nous optons donc pour un hôtel à proximité.

Dans la chambre, qu’il a de nouveau payée, il se jette sur moi pour m’embrasser.

— J’ai terriblement envie de toi.

— Ah bon ? Ce n’est pas l’impression que tu m’as donnée pour le moment…

Je le taquine un peu. Il prend ma main, la pose sur la braguette de son pantalon. Je peux constater qu’il me désire plus que je ne le pensais. Sa chair est tendue. Je la baisse et libère l’objet de son désir pour moi. Il me laisse faire quelques instants haletant à souhait. Puis, il me repousse.

Il me dévore de baisers et me plaque au mur. Il passe la main sous ma robe et glisse ses doigts dans ma vulve qui ne tarde pas à devenir encore plus moite.

— Je vois que tu n’es pas en reste. Tu mouilles, humm j’adore.

Il me regarde droit dans les yeux, sort ses doigts et les lèche.

— Tu as bon goût à ce que je vois. Je crois que je vais aller m’abreuver de ce pas de ce délicieux nectar.

Il ne m’en faut pas plus pour mouiller davantage.

Il s’agenouille devant moi, dans l'entrée, comme s'il ne pouvait pas supporter d'attendre que l’on soit bien installé pour me lécher. Il fait glisser ma culotte le long de mes jambes, en parsemant mes cuisses de petits baisers qui se rapprochent de plus en plus de leur cible. J’écarte les cuisses et je pose ma jambe sur son épaule pour lui faciliter l'accès à ma chatte. Enfin, il commence à me dévorer.

— Une vraie fontaine à ce que je vois.

Je gémis sous le savant cunnilingus qu’il me prodigue tel un expert. Il m’écarte les lèvres de sa langue merveilleuse. Ma vulve est littéralement en feu. Je convulse de plaisir. J’ai chaud et je suis de plus en plus humide. Il boit toute la sève que je lui offre avec un appétit sans faille. Je suis haletante. Je sens mes tempes battre fort. Tout mon corps est en émoi. Je me caresse les seins avec douceur. Il lève la tête, me fixe appréciant ce moment.

Je n’ai jamais ressenti des sensations aussi merveilleuses. Aucun homme ne m’a jamais léchée aussi divinement. Pourtant j’ai eu pas mal d’amants avant. Avec cet homme, je me sens libre et ouverte à tout. Je brûle de désir.

Je peine à reconnaître les gémissements qui s'échappent de ma bouche. Je sens que je vais être balayée par un orgasme dévastateur. Mes cuisses se crispent. Sa langue se fait plus invasive. J'atteins enfin le paroxysme de la jouissance en un cri libérateur. Il se redresse, baisse son pantalon en toute hâte pour libérer entièrement son sexe bandé. Je l’excite vraiment. Je ne peux qu’apprécier cette découverte. Il sort un préservatif de sa poche qu’il déroule rapidement sur sa queue, relève une de mes jambes afin de pouvoir me pénétrer profondément. D’un coup de hanche, il est en moi. Il entame de longs va-et-vient à un rythme effréné. Il sait maîtriser ses envies. Il ne me semble pas pressé de jouir. Bien au contraire, il savoure le plaisir d’être en moi. Il m’hypnotise de son beau regard vert, se délectant certainement du plaisir qui se reflète dans mes yeux. Par moments, il baisse la tête pour reluquer le point où nos corps se rejoignent, comme s'il ne pouvait se rassasier de moi. Nous émettons des petits gémissements. Ses mouvements se font plus rapides et plus profonds. Nos souffles sont saccadés, haletants lorsqu’une vague déferlante nous envahit. Lui, jouit pour la première fois de la soirée et moi pour la seconde. Je ne me doutais même pas que cela pouvait m’arriver deux fois en si peu de temps. Il m’embrasse de ses lèvres douces puis s’éloigne de moi presque à contrecœur. Je dois me faire des idées. Il se dirige vers la salle de bain où il va jeter son préservatif usagé et se lave les mains. Je suis affaissée contre le mur de l'entrée, sonnée par les sensations qu'il m'a fait éprouver. Il faut que je me reprenne. À mon tour, je vais faire une rapide toilette, puis je le rejoins au lit. Nous nous glissons sous les draps et discutons un moment face à face. Puis, je me retourne et il s’endort en me tenant collée dans ses bras.

Je n’arrive pas à croire que je suis là, avec ce type splendide qui dort près de moi. Mon cœur bat la chamade contre son torse. Je sais que pour lui, je ne suis qu’un plan cul, mais comme j’aime être avec lui ! Comme s’il lisait dans mes pensées et les approuvait, il me serre plus fort. Son souffle est léger. Les battements de son cœur à lui sont normaux. Il semble paisible, serein. Je ne sais pas ce que je ressens pour lui mais une chose est sûre, il me fait du bien. Peter et tous les autres sont maintenant jetés aux oubliettes sur le plan sexuel.

Je n'arrive pas à fermer l'œil de la nuit, trop de pensées tourbillonnent dans ma tête. Quand il ouvre les yeux cinq ou six heures plus tard, je lui demande :

— Quel âge avais-tu, la première fois que tu as couché avec une fille ?

— C’est une question directe, au réveil. Tu vas toujours aussi droit au but à ce que je vois !

— Oui toujours, le blabla est inutile à mon goût. Il s’agit d’une perte de temps et le temps c’est de l’argent. Je déteste tourner autour du pot, car je n’en vois pas l’intérêt. Je te rappelle d’ailleurs que tu n’as toujours pas répondu à ma question. N’essaie pas de noyer le poisson, je suis tout ouïe.

Je lui délivre mon plus beau sourire.

— Et toi ?

Il se moque de moi, non ?

— Tes parents ne t’ont pas appris que c’était très impoli de répondre à une question par une autre ?

Cette fois, il y répond sans plus se défiler.

— J’étais jeune. Je crois que j’avais quinze ans. C’était avec une amie de ma mère. Elle avait une quarantaine d’années.

— Tu plaisantes ?

— Eh non ! Elle m’a appris tant de choses ! Une femme d’expérience. Nous nous voyions en cachette. Son mari n’en a jamais rien su et mes parents non plus. Notre histoire a duré un an, jusqu’à ce que je rencontre ma première petite amie. J’ai décidé à ce moment-là de mettre un terme à notre relation. Elle n’avait plus rien à m’apprendre. J'ai initié ma copine comme Marge l’avait fait avec moi. Quand je me suis séparé de Lizzie trois ans plus tard, j’ai couché avec pas mal de filles à la fac. Il y a cinq ans, j’ai rencontré Candace, j’ai cru que nous ferions notre vie ensemble, mes parents l’adoraient, c’est elle qui m’a quitté deux ans plus tard comme tu le sais. Depuis, je profite du plaisir que m’offrent les femmes jusqu’à pourquoi pas rencontrer la femme de ma vie…

Mon cœur s’emballe, dans un moment fou, je m’imagine qu’il parle de moi. Il ne laisse rien transparaître. Il reprend :

— À ton tour, vas-y, raconte-moi ta vie sexuelle passée !

Je souris malgré une pointe de jalousie dans le cœur. Tout cela à cause de Marge, Lizzie et Candace, qui ont toutes réussi à atteindre son cœur. Elles ont compté pour lui d’une manière ou d’une autre. Marge car elle a été la première et les deux autres parce qu’il les a aimées.

— Eh ohhh ?

Il me sort de mes réflexions. Je prends une bouffée d’air et démarre l’histoire de ma vie. Mais je change d’avis, je veux d’abord savoir quelque chose avant.

— Pourquoi vous vous êtes séparés si ce n’est pas indiscret ?

— Pour tout te dire, elle a rencontré un autre mec. Elle le trouvait plus intéressant que moi.

— Il doit être parfait alors. Car moi je te trouve bien intéressant du peu que je te connais…

Il me sourit, enjoué par ce compliment que je viens de lui faire.

Je lui parle de ma première fois à dix-huit ans, avec Duncan. — Après lui, j’ai couché avec pas mal de mecs comme lui à la fac.

Je lui raconte aussi mon histoire avec Eddy, un jeune apollon antillais avec qui j’ai entretenu une relation de quelques semaines. Il n’y avait pas d’alchimie entre nous. Il m’a quittée pour une autre. Heureusement, je n’étais pas amoureuse de lui. Puis, je lui parle de Peter et de ce qu’il m’a fait.

— Eh bien, dis donc. Tu as l’air encore marquée parce qu’il t’a fait, non ?

— Oui, tout comme toi j’ai l’impression. Bref deux grands amours pour moi. Mais, je crois n’avoir jamais vraiment été aimée par un homme.

— Ça viendra j’en suis sûr. Il faut juste rencontrer le bon.

Et pourquoi pas toi gros crétin ? Je me garde de balancer ce que j’ai en tête.

— Je crois que j’ai couché avec des hommes de toutes origines, des Africains, des chinois, des Antillais, des Arabes, des blancs.

— Tu as une préférence ?

— Non, cela m’a permis de tester toutes sortes de calibres, des petites, des grosses !

— Et où me situes-tu ?

— Dois-je vraiment répondre à cette question ?

— Évidemment !

— Alors, je te mettrais un dix-huit sur vingt.

Il paraît quelque peu sceptique. Je décide de lui expliquer ma note.

— Au cas où j’en rencontre un mieux plus tard, qui sait…

— Dans ce cas, je me satisferai du dix-huit.

— As-tu un type de femmes en particulier ? Je sais que je suis curieuse, j’ajoute comme pour justifier mes questions pas des moins embarrassantes dans l’ensemble.

— Pas vraiment. Pour être honnête, tu es la première femme non typée européenne avec qui je couche. J’avoue que le résultat est hallucinant. J’adhère totalement et je compte me glisser en toi aussi souvent et aussi longtemps que tu le souhaiteras.

Il vient de noyer le poisson, là…

— À moins que tu ne rencontres… fais-je, feignant de paraître la plus détachée possible.

Il balaye cette supposition de la main.

— J’en doute fort. Je préfère profiter de ce que tu m’offres. C’est trop bon de faire l’amour avec toi. Rien ne vaut cette expérience.

J’aime sa réponse.

— Nous parlons tous deux en connaissance de cause.

— Je te rappelle tout de même que tu n’es pas moins expérimenté que moi. Je ne regrette pas mes choix de vie passé.

La seule différence, c’est que je ne couche jamais deux fois avec des partenaires non officiels, du moins jusqu’à notre rencontre. Cela, encore une fois, je me garde de lui en faire part.

— Je ne te ferai jamais de reproche la dessus. C’est tout à mon bénéfice.

J’ai droit à un grand sourire. Je fonds, mais qu’est ce qui m’arrive ? Pour ma chance, il ne sait pas ce que j’ai en tête. Je doute que cela lui plairait…

— Tu sais que j’adore faire l’amour avec toi ? l’interrogé-je, espiègle.

— Vraiment ? Et que ressens-tu lorsque je te fais l’amour ?

— Tellement d’émotions… Je vois un monde en couleur.

Je me retourne sur le lit et observe le plafond.

— Je me retrouve à chaque fois au septième ciel.

Je n’ai pas besoin de le voir pour savoir qu’il sourit. Il se retourne sur le dos et fait comme moi.

— Et toi ? Que penses-tu de ma prestation ?

— Si je reviens, c’est bien la preuve que ça en vaut la peine. Tu es une bombe sexuelle. Si je m’écoutais je t’épouserais sur-le-champ.

— Juste pour du sexe ? Il t’en faudrait peu…

Nous éclatons de rire. Il se rapproche, me pose un baiser sur les lèvres et se tient d’un coude. Il reprend son sérieux.

Même si je sais qu’il plaisante, je me sens grisée. J’aime ce genre de paroles légères entre nous.

— Ah ! Ah ! Trêve de plaisanteries. As-tu dormi ?

— Non, j’étais trop excitée à l’idée de refaire l’amour.

— Dans ce cas, tu aurais dû me réveiller. Regarde dans quel état je suis, me confie-t-il, en repoussant les draps afin que je constate qu'il a autant envie de moi, que moi de lui.

 

Black Pearl

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